Vacances d’été : la peur du Moyen-Orient fait revenir les Français vers la Côte d’Azur

Jacques Thérence, le 07/04/2026 à 14:11
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Photo d'illustration Côte d'Azur France


Alors que les réservations estivales démarrent, une tendance se confirme : près de 800.000 Français renonceraient à partir à l’étranger cet été. En cause, le contexte géopolitique au Moyen-Orient, jugé trop incertain.

Une inquiétude qui change les plans

Selon le cabinet Protourisme, de nombreux vacanciers préfèrent revoir leurs projets. Certaines destinations lointaines, notamment en Asie, nécessitent des trajets avec escales dans des zones jugées sensibles. Résultat : des séjours annulés ou reportés.

Dans les Alpes-Maritimes, le phénomène est déjà visible. À Villeneuve-Loubet, le gérant du camping de l’hippodrome observe une hausse des demandes depuis début avril.
« On a beaucoup de Français qui téléphonent et qui réservent par mail. Certains nous disent clairement qu’ils ne partent plus à l’étranger par peur, notamment pour des voyages qui passent par le Qatar ou d’autres pays du Moyen-Orient », explique-t-il.

La France redevient une destination refuge

Face à ces inquiétudes, l’Hexagone apparaît comme une valeur sûre. Le tourisme domestique bénéficie directement de ce repli. Les campings, hôtels et locations saisonnières enregistrent une reprise des réservations, parfois tardives mais bien réelles.

Le mouvement ne concerne pas uniquement les Français. Le professionnel note aussi un intérêt accru de visiteurs européens :
« On a aussi des Belges, des Allemands, des Espagnols ou des Italiens. Ce sont des pays proches, et ils préfèrent rester en Europe plutôt que de partir plus loin. »

Un été sous tension pour le tourisme local

Si la situation internationale pèse sur les choix de voyage, elle pourrait finalement profiter aux destinations françaises. Sur la Côte d’Azur, les professionnels espèrent une saison solide, portée par ce recentrage des touristes sur des destinations perçues comme plus sûres. Mais il faudra aussi composer avec les étrangers qui risquent d'être moins nombreux qu'à l'habitude.