Crise du vin : des viticulteurs contraints d’arracher leurs vignes
La filière viticole française traverse une période difficile. Face à la surproduction et à la baisse continue de la consommation, certains viticulteurs choisissent d’arrêter ou de réduire leur production. Cette année, 5 800 dossiers ont été déposés pour bénéficier du nouveau plan d’arrachage de l’État. Au total, près de 28 000 hectares de vignes pourraient disparaître.
« Certains sont confrontés à des stocks de plusieurs millésimes », explique Nathanaël Parnaudeau. « On arrachera donc ces vignes avec une aide financière, afin de limiter l’encépagement sur le territoire et rééquilibrer la production. » L’arrachage n’est pas nouveau : l’an dernier déjà, un sixième de la surface viticole française avait été supprimé, modifiant profondément certaines zones.
La crise touche également l’exportation. L’an dernier, les ventes de vins et spiritueux à l’international ont reculé de 8 %, accentuant les difficultés pour les producteurs. Pour de nombreux viticulteurs, l’avenir de leur exploitation repose désormais sur des mesures d’adaptation et la réorganisation du marché.

