Fermeture du détroit d’Ormuz : carburant plus cher, mais pas de pénurie en vue
La guerre au Moyen-Orient entraîne de nouvelles tensions sur le marché de l’énergie. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. Cette situation fait craindre une possible pénurie de carburant en France.
Pourtant, les experts restent confiants. La France dispose de réserves stratégiques couvrant environ trois mois de consommation, soit près de 18 millions de tonnes. En revanche, une hausse des prix à la pompe semble inévitable : le baril de pétrole a déjà progressé de 13 %. Aujourd’hui, le litre de Sans Plomb 95 E10 se vend en moyenne 1,74 euro, et le litre de gazole 1,70 euro.
Pour Philippe Crevel, économiste, un pétrole plus cher se traduit par une augmentation des coûts de production pour l’Europe, très dépendante des importations. « Tout dépendra de l’évolution du conflit et des éventuelles négociations », précise-t-il. Selon lui, l’Europe pourrait connaître un ralentissement de la croissance si la situation perdure, même si pour l’instant, la France n’est pas menacée par une pénurie immédiate.

