« On s’y attendait » : dans la banlieue de Tel-Aviv, une Franco-Israélienne raconte la journée sous les sirènes

Jacques Thérence, le 28/02/2026 à 11:57
00:00
00:43

Frappe sur Téhéran - Capture d'écran X


Le Moyen-Orient s’embrase après une nouvelle escalade militaire majeure. L’Iran a lancé des attaques contre plusieurs pays du Golfe — Qatar, Bahreïn et Arabie saoudite — en riposte aux frappes massives menées par les États-Unis et Israël, baptisées « Fureur épique ». En Israël, les sirènes d’alerte ont retenti et la population a été appelée à rejoindre immédiatement les abris.

Les espaces aériens d’Israël, de l’Irak et de l’Iran sont fermés et de nombreuses compagnies, dont Air France et Lufthansa, annulent leurs vols. Donald Trump affirme vouloir éliminer les menaces imminentes du régime iranien et prévient que « des bombes vont pleuvoir partout ».

« Le premier réflexe, c’est d’y aller »

Dans la banlieue de Tel-Aviv, Alexandra, Franco-Israélienne, s’est réfugiée dans un abri dès les premières sirènes. Elle décrit un moment de tension mais sans panique.

Selon elle, la population s’attendait à une attaque depuis plusieurs mois. Au déclenchement de l’alerte, un sursaut, puis un automatisme : rejoindre immédiatement les zones protégées. « Il n’y a pas d’autre solution », explique-t-elle, par ailleurs, en évoquant l'opération Américaine et Israélienne.

Calme apparent, communications coupées

Malgré la gravité de la situation, elle souligne un sang-froid général autour d’elle. « Les gens sont plutôt très calmes parce qu’ils sont préparés », dit-elle. Le principal problème reste l’isolement : peu de wifi, pas d’internet, des communications difficiles avec l’extérieur.

Pour l’instant, Alexandra assure que la situation est gérable mais espère que l’escalade ne durera pas. Elle dit surtout souhaiter que « le peuple iranien retrouve très vite sa liberté de vivre », alors que toute la région retient son souffle face au risque d’un conflit généralisé.