Permis de conduire : un examen plus souple, mais à quel prix ?
La Sécurité routière envisage d’assouplir certaines règles de l’examen du permis de conduire. Depuis une dizaine d’années, le taux de réussite reste inférieur à 60 % et les candidats doivent parfois attendre plusieurs mois avant de pouvoir repasser l’épreuve. Parmi les pistes étudiées, certaines fautes actuellement éliminatoires, comme un stop mal respecté ou un refus de priorité, pourraient être jugées au cas par cas par l’inspecteur, à condition qu’elles ne présentent pas de danger immédiat.
Pour Christophe Ramond, directeur de l’Association Prévention Routière, cette réforme pose problème. Selon lui, elle risque de « dégrader la qualité de l’examen » alors que les jeunes conducteurs, population la plus exposée aux accidents, ont déjà des difficultés à respecter les règles de signalisation et les priorités.
Il insiste sur le fait que l’objectif doit rester d’améliorer la formation et la réussite des candidats, tout en leur permettant de conduire avec plus de sécurité. « La qualité de la formation est essentielle », rappelle-t-il, « elle permet non seulement de réussir l’examen, mais aussi de rouler avec assurance et de réduire le risque d’accident ».
Les accidents de la route restent un enjeu majeur en France : 3 260 personnes ont perdu la vie sur les routes l’an dernier, faisant de ce fléau la quatrième cause de mortalité dans le pays.

