Vinted : des utilisatrices dénoncent du harcèlement en ligne, y compris en Paca
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Vinted, l’application de revente de vêtements entre particuliers, séduit des millions de Françaises et de Français. Mais derrière cette success story, un revers inquiétant : de plus en plus d’utilisatrices témoignent de comportements déplacés de la part de certains acheteurs. Messages sexualisés, demandes indécentes ou fétichistes… « Vinted n’est pas une application de rencontre », s’emporte une jeune femme jointe à Nice.
Sandy Dumas, utilisatrice assidue, raconte avoir reçu une demande particulièrement choquante : « Je vends une simple robe de plage et je reçois un message qui me demande d’essayer la robe, de me prendre en photo et d’envoyer le cliché pour voir si je suis sexy dedans. » Un témoignage qui illustre une réalité partagée : derrière un simple vêtement mis en ligne, l’intrusion est bien réelle.
« C’est déstabilisant, ça fait peur », poursuit-elle. « Dans la rue, on fait déjà attention à ce qu’on porte pour éviter d’être embêtée. Maintenant, il faudrait aussi surveiller ce qu’on poste dans nos placards virtuels. » À Cannes, une autre utilisatrice confie réfléchir à deux fois avant de publier des photos de certains habits, par crainte de nouvelles sollicitations déplacées.
Face à cette montée de témoignages, l’application semble agir vite. Plusieurs vendeuses assurent que des profils signalés disparaissent dans la journée. Mais beaucoup estiment que la prévention et la modération restent encore insuffisantes pour sécuriser l’expérience des utilisatrices.