Agression violente à la prison de Nice : un surveillant hospitalisé, le personnel dénonce de graves failles

Rédigé le 01/04/2026 à 16:12
TM


Photo : Maison d'arrêt de Nice (Google Maps)


Un surveillant pénitentiaire a été violemment agressé à l’infirmerie de la maison d’arrêt de Nice par un détenu sous OQTF. Frappé au visage et transporté aux urgences, l’agent suscite l’inquiétude de ses collègues. Le syndicat FO Justice pointe des défaillances majeures dans la sécurité de l’établissement et annonce un blocage dès demain matin pour exiger des mesures urgentes.

Une agression brutale à l’infirmerie

Les faits se sont déroulés au sein de la maison d’arrêt de Nice, dans le secteur de l’infirmerie. Un surveillant pénitentiaire a été pris à partie par un détenu récemment arrivé, faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Selon les premiers éléments, l’agent a été violemment attaqué : plaqué au sol, il a reçu plusieurs coups de poing au visage. Rapidement pris en charge, il a été transporté aux urgences. À ce stade, ses collègues restent dans l’attente de nouvelles concernant son état de santé.

Des dysfonctionnements graves pointés du doigt

À la suite de cette agression, le syndicat FO Justice dénonce une nouvelle fois des défaillances majeures au sein de l’établissement.

Parmi les problèmes évoqués : Une alarme portative qui n’a pas fonctionné au moment critique, des difficultés d’ouverture des portes, ralentissant l’intervention. Pour le syndicat, ces dysfonctionnements illustrent une situation devenue intenable. « L’inacceptable devient quotidien dans nos établissements », alertent les représentants du personnel, pointant un manque de moyens face à des situations de plus en plus dangereuses.

Un blocage annoncé pour dénoncer les conditions de travail

En réaction à cette agression, FO Justice appelle à une mobilisation dès demain matin. Un blocage de la maison d’arrêt est prévu à partir de 5h30. L’objectif : soutenir le surveillant blessé, mais aussi dénoncer des conditions de travail jugées inadmissibles et réclamer des réponses immédiates. Le syndicat exige notamment des moyens renforcés et des mesures concrètes pour garantir la sécurité des agents, confrontés selon lui à des risques croissants au quotidien.