Une étude révèle une forte présence de cigarettes et puffs vendues illégalement dans la capitale du Var, bien au-dessus de la moyenne nationale.
À Toulon, le phénomène inquiète les professionnels. Selon une enquête menée dans une trentaine de villes, près d’une épicerie de nuit sur deux vendrait des cigarettes de manière illégale, et plus d’une sur deux proposerait aussi des puffs, pourtant interdites. Des chiffres largement supérieurs à la moyenne nationale, estimée à environ 30 %.
Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette situation. La proximité avec certaines zones d’approvisionnement faciliterait l’entrée de produits de contrebande à bas coût. À cela s’ajoute la hausse régulière du prix du tabac, qui encouragerait une partie des consommateurs à se tourner vers des circuits parallèles. La réglementation stricte du secteur est également pointée du doigt par les professionnels.
Les conséquences sont multiples. Au-delà des risques pour la santé liés à des produits parfois contrefaits, les commerçants dénoncent une concurrence déloyale et des soupçons de blanchiment d’argent via certains établissements. La Confédération des commerçants de France appelle à renforcer les contrôles et les sanctions, tout en rappelant que la majorité des épiceries respecte la loi.


