Cagnes-sur-Mer : un homme jugé pour corruption de mineure après des échanges sexuels avec une fillette de 12 ans

Rédigé le 03/03/2026 à 16:30
TM


Un procès s’ouvre ce mardi devant le tribunal correctionnel de Vienne pour un homme de 37 ans poursuivi pour corruption de mineure. L’affaire concerne une fillette de 12 ans originaire de Cagnes-sur-Mer, avec qui le prévenu aurait échangé des messages à caractère sexuel via le réseau social Snapchat.

La traque menée par le père

Le père de la jeune fille, Georges Bilello, a lui-même identifié le suspect après plusieurs mois de traque, grâce notamment à l’affichage par erreur de la géolocalisation du prévenu. Cette intervention a permis l’arrestation de l’homme et a mis fin aux agissements du prédateur.

Des conséquences dramatiques pour l’enfant

La fillette, déjà fragilisée par le décès de sa mère, a tenté de se suicider suite aux échanges avec le suspect. « Ça donne la mesure de la honte que l’enfant peut éprouver. La petite préférait se supprimer plutôt que d’affronter la suite », explique Me Jean Sannier, avocat de la famille. Le prévenu n’est poursuivi pour l’instant que pour corruption de mineurs, une qualification jugée insuffisante par l’avocat, au regard de l’impact psychologique sur la victime.

Le danger des réseaux sociaux

L’affaire illustre le danger majeur que représentent les réseaux sociaux pour les mineurs. Selon Me Sannier, « l’endroit le plus dangereux, c’est la chambre des enfants », où des prédateurs peuvent les atteindre en quelques minutes. Le procès vise à sensibiliser les pouvoirs publics et à renforcer la protection des enfants face à ce type de prédateurs en ligne.

Un profil jugé dangereux

Le prévenu serait déjà impliqué dans une précédente affaire de viol, mais n’était pas inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais). Le psychiatre consulté le décrit comme « un profil dangereux », soulignant la gravité des faits et la violence exercée envers l’enfant.