JO 2030 : Cyril Linette écarté de son poste de directeur général du Cojop

Rédigé le 25/02/2026 à 16:30
TM


La crise au sein du Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver des Alpes françaises de 2030 se poursuit. Ce mercredi 25 février, le départ du directeur général Cyril Linette a été officialisé, sur fond de tensions avec le président Edgar Grospiron. 

Un départ attendu après des désaccords avec Grospiron

L’ancien patron des sports du groupe Canal+ et actuel numéro deux du Cojop était dans le viseur depuis plusieurs jours, à cause de « désaccords insurmontables » avec Edgar Grospiron. Dix mois seulement après sa nomination en avril 2025, son départ semblait inévitable.

Le Cojop a publié un communiqué soulignant le travail accompli par Cyril Linette, notamment la structuration de l’organisation, la constitution d’une équipe de direction compétente et l’adoption du premier budget pluriannuel à l’automne 2025.

Une gouvernance fragilisée par les démissions

Le départ de Linette n’a pas apaisé les inquiétudes autour de la gouvernance du Cojop, déjà ébranlée par les démissions de plusieurs responsables : Anne Murac, directrice des opérations, début décembre 2025, Arthur Richer, directeur de la communication, mi-janvier 2026,Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations, peu avant le lancement des JO de Milan-Cortina 2026.

Pression sur le Cojop et le compte à rebours vers 2030

À moins de quatre ans de l’échéance, le temps presse. La ministre des sports, Marina Ferrari, avait demandé fin janvier une clarification rapide sur la stabilité du Cojop. Une mission confiée à Etienne Thobois, ancien directeur général de Paris 2024, avait été lancée et ses premières conclusions examinées par le bureau exécutif.

Le Cojop, qui doit notamment faire de Nice le hub des sports sur glace, reste sous haute surveillance, et le Comité international olympique suit attentivement la situation.

Une audition clé au Sénat

La mise à l’écart de Cyril Linette intervient quelques minutes avant l’audition d’Edgar Grospiron et du délégué interministériel Pierre-Antoine Molina par une commission sénatoriale sur la gouvernance du Cojop. Les sénateurs devraient notamment s’intéresser à la stabilité du comité, aux processus de décision et à la préparation des Alpes françaises pour 2030.