Marineland : Paul Watson sollicite Emmanuel Macron pour sauver les orques

Rédigé le 20/02/2026 à 16:30
TM


Le fondateur de Sea Shepherd, Paul Watson, a écrit au président Emmanuel Macron afin d’empêcher le transfert des deux orques du Marineland d’Antibes, Wikie et son fils Keijo, vers un parc espagnol à Tenerife. Selon lui, ce départ violerait l’esprit de la loi française de 2021 interdisant les spectacles de cétacés. Il appelle à privilégier la création d’un sanctuaire européen pour ces animaux.

Un transfert contesté vers l’Espagne

Depuis la fermeture du Marineland d’Antibes en janvier 2025, l’avenir des deux orques reste incertain. Le gouvernement français a récemment indiqué que la seule solution envisageable serait de transférer Wikie (24 ans) et Keijo (12 ans) vers un parc aquatique à Tenerife, où ces cétacés participent à des spectacles de divertissement.

Paul Watson et plusieurs ONG dénoncent ce choix, pointant les conditions de captivité dans le parc espagnol et le fait que ses bassins soient jugés trop petits pour accueillir de nouveaux pensionnaires.

La loi de 2021 et la question de la captivité

En 2021, la France a adopté une loi interdisant les spectacles de cétacés et leur captivité. Les animaux nés en captivité, comme Wikie et Keijo, ne peuvent être relâchés dans la nature, posant une difficulté majeure quant à leur avenir.

Paul Watson critique la mise en œuvre de cette loi : « Si la loi était révolutionnaire, sa mise en œuvre a été tragiquement incomplète. Aucun sanctuaire n’a été préparé. Aucun plan n’a été élaboré. » Il insiste : « Ces orques ne peuvent être expédiées vers un autre parc d’attractions, ce qui trahirait l’esprit de votre propre loi. »

Un appel à la responsabilité de la France

Le militant écologiste souligne également les déclarations du ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, qui affirme qu’il n’y a « pas assez de temps » pour créer un sanctuaire en Europe. Paul Watson réplique : « On voit venir cette crise depuis cinq ans. Des réunions ont eu lieu, des promesses ont été faites. Mais où sont les actes ? »

Un rapport d’expertise a récemment fuité, alertant sur le délabrement des bassins du Marineland, construits en 2000, tout en estimant qu’il est encore possible de maintenir les orques sur place. Watson conclut : « La France a l’obligation morale et légale de protéger ces orques. Le monde entier observe. Montrons ce dont notre pays est capable. »

Une décision attendue pour mars 2026

Le gouvernement français a annoncé qu’une nouvelle réunion serait tenue dans trois à quatre semaines, et qu’une décision définitive serait prise d’ici la fin mars 2026.

En attendant, le sort des deux cétacés reste au centre des débats environnementaux et juridiques, mêlant lois nationales, obligations éthiques et pression internationale.