Photo Facebook Mézin Miras
Mis en cause lors de la cérémonie de vœux du maire de Cannes ce samedi 31 janvier, l’État a souhaité clarifier sa position. Le préfet des Alpes-Maritimes répond point par point aux critiques formulées sur la régulation des croisières et la réutilisation des eaux usées traitées.
Régulation des croisières : le maire déplore un cadre jugé insuffisamment restrictif
Lors de sa cérémonie de vœux, David Lisnard a regretté que l’État ne lui permette pas de mettre en place une réglementation plus restrictive sur l’accueil des navires de croisière à Cannes.
En réponse, le préfet des Alpes-Maritimes rappelle que le département est le premier de France à bénéficier d’une régulation des croisières concertée à l’échelle départementale. Laurent Hottiaux indique avoir signé, le 9 décembre 2025, avec le préfet maritime de la Méditerranée, un arrêté inter-préfectoral encadrant strictement l’accueil des navires.
Ce texte limite le nombre de passagers débarqués à une moyenne annuelle de 2 000 par jour d’escale, avec un plafond exceptionnel de 3 000 passagers simultanés, et restreint le nombre de navires transportant plus de 1 300 passagers, notamment en période estivale. Selon l’État, ce cadre est plus contraignant que l’initiative municipale cannoise, qui autorise jusqu’à 6 000 passagers par jour.
Réutilisation des eaux usées : le maire estime l’État trop frileux
David Lisnard a également regretté que l’État ne considère pas suffisamment la réutilisation des eaux usées traitées comme une réponse au manque d’eau, et privilégie selon lui des restrictions globales plutôt que le développement de cette solution.
Le préfet répond que la gestion de la ressource en eau est une priorité nationale et rappelle que les Alpes-Maritimes sont le premier département à avoir autorisé plusieurs projets de réutilisation des eaux usées, notamment pour l’arrosage des espaces verts, le lavage des voiries ou le nettoyage des bateaux.
Il précise toutefois que la REUT ne peut constituer l’unique solution face au changement climatique, dans un contexte de baisse attendue d’environ 20 % des ressources en eau dans les prochaines années. Selon le Préfet, cette pratique doit s’inscrire dans une politique plus globale de sobriété.


