Un traité mondial pour protéger la haute mer entre en vigueur cette année
Cette année c’est le début d’une nouvelle étape pour la protection de l’Océan. Le 17 janvier prochain sera signé un traité nommé le Biodiversity Beyond National Jurisdiction, la Biodiversité au-delà de la juridiction nationale. Car oui, jusqu’à présent les deux tiers des océans du monde soit largement plus de la moitiée de la surface du globe se trouvaient au-delà de toute juridiction et étaient donc largement mal protégés. Après deux décennies de discussion ayant débuté en 2004, les 193 États membres de l'Organisation des Nations unies ont adopté ce nouveau texte ratifié par plus de 60 pays.
il vise avant tout à préserver la biodiversité de ces zones marines fragiles. Concrètement, il instaure de nouvelles règles communes : la création de zones marines protégées, mais aussi un partage plus juste des découvertes scientifiques et des technologies. L’objectif, mieux lutter contre la pollution chimique et les déchets plastiques en haute mer mais aussi mieux encadrer l’exploitation des stocks de poissons, aujourd’hui largement surexploités. Un pas décisif pour atteindre l’objectif « 30 pour 30 », qui prévoit de protéger au moins 30 % des océans d’ici 2030, un engagement pris lors de la COP15 à Montréal.
On le rappelle, l’océan absorbe 90 % de la chaleur liée aux gaz à effet de serre, ce qui provoque la mort des coraux et l’acidification des eaux. Plus d’un tiers des stocks de poissons sont déjà surexploités, et la pêche illégale représente jusqu’à 26 millions de tonnes par an. Dans ce contexte, ce traité apparaît comme une véritable bouée de sauvetage pour la haute mer.

