Un porte-clés qui détecte l’alcool au pouce
Une start-up française lance l’Ethylokey, un éthylotest innovant sous forme de porte-clés. Sans souffle ni embout jetable, il suffit d’une pression du pouce pour connaître en quelques secondes son aptitude à conduire. Une technologie prometteuse, mais encore indicative, qui pourrait un jour s’intégrer directement dans les véhicules.
L’Ethylokey, conçu par Ethylowheel, représente une alternative moderne aux éthylotests classiques. Il suffit de poser son pouce pendant une vingtaine de secondes sur la petite plaque en acier inoxydable médical intégrée au porte-clés. Le dispositif analyse alors les traces infimes d’alcool évaporées par la peau (transpiration) et affiche immédiatement le résultat via une LED : vert pour un taux compatible avec la conduite (inférieur à 0,2 g/L), orange pour une zone d’alerte (entre 0,2 et 0,5 g/L) et rouge au-delà de la limite légale française de 0,5 g/L. Compact, rechargeable par induction et réutilisable à l’infini, il se connecte également en Bluetooth à une application mobile qui permet de suivre l’évolution de son alcoolémie et de consulter l’historique des mesures.
Malgré ses atouts, l’appareil présente des limites importantes. La mesure reste indicative et n’égale pas la précision d’un éthylotest homologué par les autorités. Plusieurs facteurs peuvent influencer le résultat : transpiration abondante, application récente de crème hydratante, humidité ambiante élevée ou température de la peau. Ethylowheel précise clairement que le dispositif n’est pas un outil médical certifié ni un moyen légal de contrôle : il ne peut en aucun cas être utilisé par les forces de l’ordre lors d’un dépistage officiel. Son rôle est donc celui d’un outil de prévention personnelle, destiné à sensibiliser et à inciter à ne pas prendre le volant en cas de doute.
À terme, la start-up ambitionne d’aller bien plus loin que le simple porte-clés. L’objectif est d’intégrer cette technologie directement dans les volants ou les systèmes de démarrage des voitures. Une voiture pourrait alors refuser de démarrer si le taux d’alcool détecté est trop élevé. Une piste qui, si elle aboutit, pourrait transformer radicalement la sécurité routière en diminuant fortement la conduite sous l’emprise de l’alcool.

