Décarbonation des transports : l’hydrogène gagne du terrain dans les collectivités françaises
La France accélère sa transition vers une mobilité décarbonée dans les transports collectifs. Face aux enjeux de réduction des émissions de CO₂, de NOx et de particules fines, les bus et cars à hydrogène s’imposent comme une solution performante pour les collectivités et surtout moins coûteuse pour l’environnement. Bref, on commence à avoir de plus en plus de villes qui adoptent ce changement.
Selon le baromètre de France Hydrogène, la France comptait 76 bus à hydrogène et 39 autocars à hydrogène en circulation à la fin de l’année 2025. Des centaines d’unités supplémentaires sont en commande ou en déploiement pour les prochaines années. Le 2 février dernier, par exemple, trois nouveaux autocars à hydrogène ont été mis en circulation commerciale sur le réseau Ulysse en Provence. Ils relient Martigues, Fos-sur-Mer, Port-Saint-Louis, Salon-de-Provence et six autres communes, avec une autonomie réelle de 350 à 400 km. À Toulouse, une société produit et distribue déjà plus de 400 kg d’hydrogène vert par jour pour alimenter jusqu’à 20 bus. Et en Normandie, il y a un car nommé le NOMAD H2 qui roule quotidiennement depuis 2024.
Attention toutefois : parfois, les métropoles préfèrent opter pour l’électrique. C’est le cas de Dijon qui a renoncé à son projet de flotte 100 % hydrogène au profit de l’électrique. Mais sur le papier, contrairement aux bus 100 % batterie, ces véhicules à hydrogène rejettent uniquement de la vapeur d’eau et donc aucune particule fine, tout en conservant une autonomie stable même par grand froid ou forte chaleur. Un atout majeur pour tenir les objectifs de décarbonation des transports tout en offrant un meilleur cadre de vie aux habitants.

