La fin de la destruction des invendus textiles : l’Union européenne interdit la pratique

Téo Mollet , le 16/02/2026 à 09:00
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La Commission européenne a franchi une étape importante dans la lutte contre le gaspillage textile. Le lundi 9 février, elle a adopté de nouvelles mesures pour interdire la destruction des vêtements, chaussures et accessoires invendus.

Chaque année en Europe, entre 4 et 9 % des textiles neufs sont détruits avant même d’avoir été portés, générant environ 5,6 millions de tonnes de CO₂ – presque l’équivalent des émissions nettes annuelles de la Suède.

Les nouvelles mesures adoptées par la Commission européenne ont pour objectif de réduire cette pollution. Mais alors, comment ça fonctionne concrètement ?

On parle officiellement d’une interdiction de détruire des vêtements, chaussures et accessoires qui est inscrite dans le règlement sur l’écoconception pour des produits durables. Elle entrera en vigueur pour les grandes entreprises dès le 19 juillet prochain. Et les entreprises de taille moyenne suivront en juillet 2030.

La destruction ne sera autorisée uniquement pour des cas très précis : risques pour la sécurité ou produits endommagés. Un format de déclaration harmonisé obligera par contre les entreprises à rendre publics les volumes d’invendus qu’elles éliminent en tant que déchets.

Ce règlement vise, je cite, à « améliorer sensiblement la durabilité des produits mis sur le marché de l’UE en renforçant leur circularité, leur performance énergétique, leur recyclabilité et leur durabilité ».

Une mesure qui répond donc à la colère face aux pratiques de la fast fashion et à ses impacts environnementaux. Elle pousse le secteur textile vers plus de circularité : revente, don, réemploi, recyclage doivent désormais primer sur la poubelle ou l’incinérateur.

L’Europe commence donc à rendre la surproduction vraiment coûteuse.