Après l’épidémie record de chikungunya en 2025, le moustique tigre s’apprête à réapparaître dans les Alpes-Maritimes. Les premiers adultes sont attendus autour du 20 avril. Les autorités appellent déjà à éliminer les eaux stagnantes pour limiter une nouvelle saison à risque.
Le moustique tigre sort progressivement de sa pause hivernale. Selon les spécialistes, les premiers adultes devraient être observés autour du 20 avril dans les Alpes-Maritimes, avant une reprise plus marquée en mai. Les pluies abondantes de l’hiver et des températures plutôt douces ont favorisé le développement des œufs et des larves. Pour l’instant, les pièges installés dans le département ne montrent toutefois pas d’explosion de population.
Le retour de l’insecte est surveillé de près après une année 2025 hors norme. Les Alpes-Maritimes ont recensé 180 cas autochtones de chikungunya, dont 141 à Antibes, plus important foyer jamais enregistré en métropole. Au total, 472 cas avaient été signalés en région PACA. Face à cette situation, 179 opérations de traitement ciblé ont été menées dans dix-huit communes du département.
Les autorités sanitaires misent désormais sur la prévention. Habitants, syndics et collectivités sont appelés à supprimer coupelles, seaux, gamelles et tout récipient pouvant retenir l’eau de pluie. Les médecins sont aussi mobilisés pour repérer rapidement d’éventuels cas importés après des voyages en zone tropicale. Objectif : éviter qu’une nouvelle chaîne de transmission ne s’installe cet été sur la Côte d’Azur.