À Antibes, l’avenir des orques du parc Marineland reste suspendu à une décision de l’État attendue dans les prochains jours. Entre projet de transfert, abandon du sanctuaire et inquiétudes sanitaires, la situation se tend de plus en plus.
La piste espagnole contestée
Le gouvernement envisage un transfert des deux orques, Wikie et Keijo, vers le parc Loro Parque. Une solution choisie faute d’alternative concrète, mais vivement critiquée par plusieurs ONG.
Ces dernières dénoncent des conditions d’accueil jugées insuffisantes, avec des bassins bien plus petits que ceux actuellement utilisés à Antibes. Certaines associations estiment même que ce transfert irait à l’encontre des engagements pris par la France sur la fin de la captivité des cétacés.
Le projet de sanctuaire abandonné
Autre point de crispation : l’abandon progressif du projet de sanctuaire marin, notamment envisagé au Canada. Les ONG accusent l’État de faire marche arrière sur ce dossier, au profit d’une solution jugée moins respectueuse du bien-être animal.
Face à ce revirement, plusieurs organisations appellent à une mobilisation et réclament une concertation à l’échelle européenne pour trouver une alternative durable.
Une urgence liée à l’état des bassins
La pression s’accroît également en raison de l’état des installations. Un rapport récent évoque une dégradation avancée des bassins des orques, avec des risques structurels importants.
Dans ce contexte, les autorités estiment qu’une solution rapide est nécessaire pour garantir la sécurité des animaux.
Une issue extrême redoutée
Faute de solution viable dans les délais, une hypothèse choque particulièrement : celle d’une euthanasie des orques. Une option évoquée en dernier recours, mais qui illustre l’urgence et la complexité du dossier.
La décision finale du gouvernement est désormais attendue dans les prochains jours. Elle devra trancher entre contraintes techniques, pression des associations et impératifs politiques.